Combinés filetés pour 350Z : comprendre les types, choisir entre Tein, KW et Öhlins

Mis à jour le 16 août 2026 - 7 minutes de lecture

Les combinés filetés sont la modification châssis la plus achetée sur 350Z, et probablement la plus mal achetée. Beaucoup de propriétaires choisissent sur le prix et sur la hauteur d’abaissement annoncée, découvrent une voiture inconfortable qui sautille sur les raccords, et en concluent que les combinés, ça tape. En réalité, la plupart de ces déceptions viennent d’une méconnaissance de trois notions techniques. Voici de quoi acheter en connaissance de cause.

Trois choses que règle un combiné fileté

Un combiné fileté regroupe l’amortisseur et le ressort dans un ensemble réglable. Il agit sur trois paramètres distincts, qu’il ne faut surtout pas confondre.

La hauteur de caisse

Elle détermine la position du centre de gravité, mais aussi et surtout la géométrie de travail des trains. Rabaisser une 350Z modifie l’angle des triangles, ce qui fait bouger le carrossage et le centre de roulis : c’est pour cela que l’on doit ensuite passer par des triangles avant réglables.

La raideur de ressort

Elle se mesure en kilogrammes par millimètre ou en newtons par millimètre. Elle définit la résistance de la caisse au transfert de charge. Trop souple, la voiture roule et retarde ses appuis. Trop raide, elle ne travaille plus sur pneu et devient traître sur revêtement dégradé.

L’amortissement

C’est le contrôle de la vitesse à laquelle le ressort se comprime et se détend. C’est le paramètre le plus important, le plus subtil, et celui qui sépare un bon combiné d’un mauvais. Un ressort dur mal amorti donne une voiture qui tape et qui rebondit ; un ressort raisonnable bien amorti donne une voiture rapide et confortable.

Le vocabulaire à maîtriser avant d’acheter

Réglage de hauteur : précontrainte ou pas de vis intégral

C’est le point qui distingue le mieux le bas de gamme du reste, et personne n’en parle sur les fiches produit.

Sur un combiné à réglage par précontrainte, on monte ou descend la coupelle de ressort. La caisse descend, mais on comprime le ressort et on ampute la course de détente de l’amortisseur. La voiture finit par rouler sur ses butées : c’est exactement la sensation de combiné qui tape.

Sur un combiné à pas de vis intégral, le corps de l’amortisseur est lui-même réglable en longueur, indépendamment de la coupelle. On abaisse la caisse sans toucher à la précontrainte du ressort, donc sans perdre de débattement. Sur une voiture rabaissée de plus de deux centimètres, c’est un critère décisif.

Monotube ou bitube

Le bitube place le tube de travail dans un tube extérieur. Il est plus souple, plus confortable à faible vitesse de suspension, mais l’huile chauffe davantage et l’amortissement se dégrade au fil d’une longue session.

Le monotube dispose d’un plus gros piston et d’une chambre de gaz séparée. Il dissipe mieux la chaleur, garde un amortissement constant tour après tour et réagit plus finement. C’est le choix logique pour la piste, au prix d’un peu de fermeté à basse vitesse.

Nombre de voies de réglage

  • Une voie : une seule molette qui modifie compression et détente ensemble. Simple, suffisant pour la majorité des utilisateurs.
  • Deux voies : compression et détente réglables séparément. On peut alors travailler séparément le maintien de caisse et le contrôle du rebond.
  • Trois ou quatre voies : séparation supplémentaire entre basses et hautes vitesses de piston. Réservé à ceux qui savent vraiment ce qu’ils font, avec des données à l’appui.

Coupelles supérieures réglables

Certaines gammes proposent des coupelles réglables en carrossage et en chasse. Elles permettent de gagner du réglage sans changer les triangles, mais transmettent davantage de bruit dans l’habitacle.

Les gammes disponibles pour 350Z

Tein

Le catalogue Tein est le plus large et le plus lisible une fois qu’on l’a compris.

GammeArchitectureRaideurs Z33Positionnement
Street Basis ZBitube, amortissement fixedoucesRoute, budget serré
Street Advance ZBitube, 16 cransdouces à moyennesRoute confortable
Flex ZBitube, 16 crans10 kg/mm avant, 9 kg/mm arrièreRoute sportive et trackday occasionnel
Mono SportMonotube12 kg/mm avant, 10 kg/mm arrièreRoute ferme et circuit
Mono RacingMonotube, réglages séparéscompétitionPiste

Le Flex Z est le best-seller : conception bitube orientée confort, seize crans d’amortissement agissant simultanément sur compression et détente. Le Mono Sport passe en monotube, avec des ressorts nettement plus raides, pour un usage route ferme et circuit. À noter, l’EDFC de Tein, un boîtier électrique qui pilote les molettes d’amortissement depuis l’habitacle : très pratique quand les molettes sont inaccessibles moteur monté.

KW

L’allemand raisonne par variantes, avec une logique très claire, et des corps en acier inoxydable qui ne rouillent pas, argument sérieux sur une voiture qui roule l’hiver.

  • Variant 1 : réglage de hauteur uniquement, amortissement défini en usine. Pour qui veut monter et rouler.
  • Variant 2 : hauteur et détente réglables. Un vrai gain de contrôle du train.
  • Variant 3 : hauteur, détente et compression réglables séparément. C’est le choix de celui qui veut régler sa voiture.
  • Clubsport : orienté piste, avec coupelles supérieures réglables.

Öhlins Road & Track DFV

Le suédois joue une carte différente : une seule molette, mais une technologie interne particulière. Le Dual Flow Valve fait passer l’huile par un clapet supplémentaire lors des mouvements rapides de faible amplitude, ce qui filtre les raccords et les vibreurs sans ramollir le maintien de caisse.

Pour la 350Z, les raideurs annoncées sont de 100 N/mm à l’avant en linéaire, soit environ 10 kg/mm, et de 55 à 70 N/mm à l’arrière en progressif. On règle en tournant la molette dorée, avec une position route et une position circuit. C’est le kit le plus cher des trois, mais il est reconstructible et revalorisable, ce qui change le calcul sur la durée.

Les alternatives

BC Racing, Fortune Auto, HSD ou Meister R proposent des monotubes réglables à des tarifs contenus, avec la possibilité de commander d’autres raideurs de ressorts. La qualité est correcte, mais la mise au point d’amortissement est moins fine que chez les trois références ci-dessus. Notre sélection de boutiques en ligne pour 350Z permet de comparer les prix sans mauvaise surprise à l’import.

Comment choisir sans se tromper

Posez-vous les questions dans cet ordre :

  1. Quelle proportion de route et de circuit ? En dessous de trois roulages par an, un bitube réglable bien mis au point est plus agréable et plus rapide qu’un monotube de compétition mal réglé.
  2. La voiture roule-t-elle l’hiver ? Le sel détruit les filetages. Corps inox ou traitement de qualité, sinon vous ne pourrez plus rien régler dans deux ans.
  3. Quel abaissement visé ? Au-delà de deux centimètres, exigez un pas de vis intégral.
  4. Comptez-vous régler vous-même ? Si non, une voie suffit, et le budget est mieux placé dans les pneus.

Les erreurs classiques sur Z33

  • Descendre au maximum pour l’esthétique. Une 350Z trop basse perd du débattement, dégrade son centre de roulis et devient plus lente sur circuit malgré les apparences.
  • Oublier le train arrière. Après abaissement, il faut des bras réglables à l’arrière pour retrouver un carrossage et un pincement corrects.
  • Négliger les butées de compression. Elles font partie de la courbe de suspension, ce ne sont pas des tampons anti-choc à raccourcir librement.
  • Faire la géométrie avant d’avoir figé la hauteur. Toute modification de hauteur invalide la géométrie.
  • Sous-estimer la mise en assiette. Sur une voiture allégée, les masses ont bougé : équilibrer les charges par roue apporte souvent plus que dix crans d’amortisseur.

Enfin, rappelez-vous que la suspension n’améliore pas le freinage. Si votre pédale s’allonge en fin de session, le problème est ailleurs : voyez le liquide de frein haute performance et le refroidissement des freins.

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